Parce que le vernis c'est le rouge à lèvre de la Langue des signes
Close Notification
Open Notification

Jewel fingers baby

Cette semaine j’ai commencé mon stage d’observation en tant qu’interface de communication en langue des signes à l’ARIS et pour faire bonne impression du moins les premiers jours j’ai décidé qu’il valait mieux faire quelque chose d’assez neutre ou en tout cas pas trop « accrocheur » au niveau du regard car je voulais vraiment faire bonne impression et avoir mon stage qui débouche sur un boulot.

D’ailleurs je me permets de faire une petite digression (oui je sais je le fais tout le temps mais en même temps je suis chez moi ici donc bon :D )
Ce stage d’interface à complètement bouleversé mes projets. Au départ j’y allais pour voir quel était le rôle de l’interface et du coup pouvoir rencontrer plus de sourds afin de m’entraîner pour l’examen d’entrée au Master. Mais finalement ça à plus chamboulé mes plans qu’autre chose.
Il faut savoir qu’au sein de la communauté sourde et des métiers qui l’entourent. Le métier d’interface n’a pas forcément bonne réputation.
En effet, ceux qui n’y connaissent pas grand chose ou qui n’ont pas encore bien compris le rôle d’une interface crient au scandale ( surtout les interprètes) et dénigrent ce travail en le comparant à celui d’une assistante sociale ou à des personnes qui volent le travail des interprètes alors qu’ils n’en ont pas le diplôme ni les compétences.
Alors qu’en fait ce sont deux boulots différents et bien distincts. Chacun à ses limites et les deux se complètent. cf vidéo à la fin de l’article
Du coup il n’est pas possible d’être interprète et interface car ce sont deux caractères bien distincts et il faut des qualités différentes.
En ce qui me concerne je crois que interface me convient beaucoup mieux qu’interprète. Je crois que la neutralité, le masque de l’interprète qui empêche de montrer ce que l’on ressent et l’incapacité de s’adapter ne me convient pas.
Du coup je me retrouve à un carrefour : Interprète et encore 2 ou 4 ans d’études OU Interface et je me mets à travailler maintenant.
3615mavie. Enfin bref, parenthèse finie on retourne à notre manucure :D

Du coup, pour la manucure comme je ne pouvais pas me résigner à faire quelque chose de simple avec une couleur pâle et que je déteste les French bah j’ai donné ma version personnelle de l’adjectif « neutre ». J’ai sorti le magnifique Sugar Mat bleu de Kiko.
Et puis j’ai eu une illumination, j’ai vu ce petit bijou de « Purple Jewelry » et je me suis dit : « Pourquoi pas ? »
J’en ai mis en guise Top Coat sur le Sugar Mat et là, je suis tombée amoureuse, et je n’ai pas été la seule d’ailleurs. Instagram les blopines ont adoré et c’est ce qui m’a décidé à faire un article dessus. Il n’y a rien d’élaboré ni de technique particulières il s’agit juste de swatch mais ils sont trop beau, ce Top Coat me fait rêver et apparemment je ne suis pas la seule donc voilà deux swatch différents du « Purple Jewelry ». Et vous pourrez en retrouver un http://dessignesetdespaillettes.com/2013/02/vernis-cheaps-mais-sympathiques/que j’avais fait il y a un bon moment déjà quand je venais juste de faire l’acquisition de ce petit flacon.

Voici le NA pour le sugar mat avec la participation de mon poussin JIMMY !!!

 

20130401-165641.jpg

20130401-165706.jpg

20130401-165722.jpg

20130401-165737.jpg

20130401-165754.jpg

Et maintenant voici le NA Que j’ai fait samedi et qui fait beaucoup plus Cosmique! Le purple jewelry est posé sur une base de 850 de chez Hema « Gaia » de son petit nom! Qui est un vernis noir avec des micros paillettes bleues à l’intérieur ce qui le rend magique selon moi.

20130401-170732.jpg

20130401-173652.jpg

20130401-173712.jpg

20130401-173731.jpg

20130401-170800.jpg

20130401-173753.jpg

 

 

Je vous laisse avec mon Podcast du jour bonjour ou comment raconter sa life et faire sa pipelette tout en jouant au roi du silence 

ps : n’oubliez pas d’activer les sous titres pour la vidéo, c’est en bas à droite sur le petit rectangle
facebooktwittergoogle_plusmail

13 Petits mots

  1. Nina Paillettes · 1 avril 2013 Répondre

    J’adooooore ! Et j’ai presque la même blouse que toi, bleue avec les manches en dentelles ! <3
    J'apprend des choses sur la langue des signes et c'est très intéressant merci :) Je dirais suis ton cœur et fais le choix que tu veux toi <3

    • lo0oraaa · 1 avril 2013 Répondre

      Han faudra que tu me montres ta blouse ^^
      De rien ça me fait plaisir de partager et de diffuser c’est important ! Ouais mais la liste des pour et contre est très longue XD je t’avoue que je suis perdue

  2. Vernissons nous · 1 avril 2013 Répondre

    Oooh j’adore cette association !!
    Je vais tester une truc dans le genre sur mes Sugar Mat prochainement :D

    • lo0oraaa · 1 avril 2013 Répondre

      Ahahahaha j’adore le petit monstre de ton avatar il est trop cool « Super vernissons nous » !!!!!!!!

      Oh oui j’ai hâte de voir ça !!!!!

  3. Karosweet · 1 avril 2013 Répondre

    C’est très joli tout ça ma bichette !!!
    Plein de bisousssssssss

  4. Maïko · 2 avril 2013 Répondre

    C’est vrai que ce top coat est magnifique (et sur du noir il fait effet galaxie en un rien de temps !). J’ai un rouge pailleté sugar mat et j’adore l’effet (par contre j’ai pas essayé de faire des trucs dessus encore).

    Pour la vidéo : merci beaucoup pour cette explication très complète =). Comme toi je pense que le travail en soit d’interface me plairait bien plus que celui d’interprète (plus en lien avec ce que je fais actuellement : auxiliaire de vie scolaire d’intégration). Mais j’ai l’impression qu’en pratique (sur des rendez-vous individuels par exemple) les interprètes jouent parfois le rôle d’interface (je me trompe peut-être).

    Pour ce qui est de tes doutes, je pense que tu devrais te laisser le temps de ton stage pour réfléchir et voir si au final on te propose un boulot ou pas déjà.
    Après, je pense que ça ne peut qu’être bénéfique pour toi de suivre la formation d’interprète (en terme linguistique et aussi en terme de débouchés au niveau du boulot après ). Tu pourras toujours être interface même en ayant les qualifications d’interprète alors que l’inverse n’est pas possible… (après tu as peut-être des contraintes financières et autre qui font que tu doivent travailler le plus tôt possible mais si ce n’est pas le cas tu devrais peut-être profiter de l’opportunité de continuer). Mais ce n’est que mon avis :P (tu es la seule à pouvoir prendre la décision)

    Autrement, pour répondre au message de l’autre fois je suis au niveau A 2.1 officiellement (mais en vrai je pense que je suis plus au A2.2 mais comme ça faisait longtemps que je n’avais plus signé j’ai pas voulu trop faire la maline et j’ai recommencé au début du A2 ^^ ». Mais au final je pense que ça l’aurait fait). Je cogite fortement dans ma tête pour essayer d’avoir un financement pour faire du A2.2 au B2.6 (et du coup bifurquer dans ça au niveau pro, c’est toujours ce que j’ai voulu mais à l’époque il n’y avait pas encore le parcours universitaire qu’ils proposent maintenant pour avoir le niveau en LSF pour rentrer en formation d’interprète +dans ma ville elles sont couplées avec de l’anglais bouh !).

    • lo0oraaa · 4 avril 2013 Répondre

      Coucou toi !!!! J’adore quand tu mets un commentaire je sais que je vais avoir de la lecture et de tes nouvelles et ça ça fait plaisir !!!!
      du coup par rapport à ce que tu me disais pour ton travail c’est vrai que pour faire interprète il faut minimum 2 ans d’etudes mais je me demandais, ton travail ne peut pas te financer une partie du Master ? Je sais que desois ca se fait. Et sinon pour interface tu sais qu’il ne faut pas de Diplôme précis juste un niveau correct en LSF et beaucoup d’envie ! Donc vu que tu me dis que ça te plairait énormément tu pourrais essayer de te renseigner et de voir vers chez toi quelles associations existent et prennent.

      En ce qui me concerne, si je me pose autant de questions et que j’hesite pas mal c’est le petit detail du « j’arrete à la licence » et si je me fais embauchee en tant qu’intetface à ARIS mais que je les quitte dans 5 mois pour integrer mon ecole d’interprete histoire d’avoir un diplome et que je repostule ensuite une fois que je l’ai obtenu est ce qu’ils vont me reprendre ? Parce que dans le fond j’ai vraiment l’impression que c’est vraiment Interface qui me correspond et non interprete. Et si je fais mon ecole c’est juste pour aoir un BAC +5 et une qualification precise. Alors que je pense que dans les circonstances actuelles vu qu’on est sûr de rien à cause de la crise est ce que je ne fevrais pas me diriger vers un boulot qui je suis sûre me plaira ? Enfin bref je suis là e je ne sais pas trop quoi faire

      • Maïko · 4 avril 2013 Répondre

        Coucou :) (oui j’avoue que je m’étais lâchée là en terme de longueur de com :P , mais merci pour le compliment j’aime beaucoup passer et commenter par ici ;) ).

        Pour ce qui est d’un financement par mon employeur actuel ce n’est pas possible. Donc pour le moment je suis bloquée à ce niveau-là puisque je n’ai pas le niveau requis en LSF.

        Après pour ce qui est de l’interprétariat, j’ai vu que dans certaines formations on pouvait rentrer direct en 2e année de master (comme j’ai déjà un master 1 ça m’arrangerait bien …en dehors du fait que ça me ferait traverser toute la France et que ça demanderait une adaptation au niveau du vocabulaire si je retourne dans ma région après… mais j’avoue que ça me tente quand même fortement…).

        Pour ce qui est d’interface je ne crois pas qu’il y ait des structures par ici (en tout cas je n’en ai jamais entendu parlé mais je vais essayé de me renseigner). C’est vrai que ça pourrait être une alternative intéressante (si la situation se débloque au niveau de la LSF).

        Je comprends tes hésitations. Si tu as l’occasion tu devrais peut-être en toucher deux mots à tes formateurs voir ce que eux te disent par rapport à ce que tu me dis (si tu fais le master est-ce qu’il y aura toujours une ouverture pour toi après ou pas ?).
        Après, c’est certain que si tu fais le master juste pour avoir le niveau et une qualification et que tu n’investis pas la formation ça ne servira à rien. Mais de mon point de vue, tu es jeune et tu as la vie devant toi et le fait de mettre une qualification supplémentaire à ton bagage ne peut être que bénéfique dans le sens où ça te laissera plus de choix ouverts pour la suite…(et c’est d’autant plus important avec ces histoires de crise…).
        Et pour être dans la situation bientôt c’est moins évident de se relancer dans des études par la suite (ne serait-ce que financièrement parce que tu n’as plus les mêmes avantages sur les transports, les bourses, etc,mais que si tu repars en statut étudiant tu ne peux pas toucher tes allocations de quand tu as travaillé …bref).

  5. Liloumich · 3 avril 2013 Répondre

    Bonjour ! Je découvre ton blog depuis peu, j’ai été interpellée par le lien que tu fais entre la langue des signes et les vernis. Je suis en Belgique, je bosse dans une école pour enfants sourds et pratique la langue des signes depuis 8 ans (et je suis complètement intoxiquée par les vapeurs de vernis, accessoirement…). Je me permet de te donner mon avis sur tes doutes, on ne sait jamais, ça peut aider… Dans le cadre de mon travail, j’ai eu l’occasion de tenir le rôle d’interface pour certains de mes élèves, notamment dans l’accompagnement en classe d’enfants sourds dans l’enseignement ordinaire et ayant une collègue sourde, j’ai eu l’occasion de rencontrer quelques interprètes et de les voir à « l’oeuvre ». C’est clair que le boulot est très différent. je pense que l’interface à un rôle plus humain, plus proche de la personne, elle rend plus de services. L’interprète est la pour traduire, point. Elle ne vérifie pas que la personne en face comprenne, qu’elle suive,… Ce qui pose quand même pas mal de problème aux personnes sourdes car, chez nous, la lsb est officielle depuis pas si longtemps que ça et de nombreux sourds comprennent mal la lsb officielle, parlant un dialecte très éloigné. De ce fait, les journaux télévisés traduits en lsb sont peu compris, par mes élèves notamment. Alors l’utilité de l’interprète est parfois discutable. C’est mieux que rien, soit, mais ça ne fait pas tout. Une interface s’adapte, réexplique autrement, jusqu’à la compréhension, ce qui est parfois usant pour elle, je peux en témoigner…
    Chez nous, il y a une différence importante avec la France : il n’y a plus de formation d’interprète officielle en Belgique francophone depuis plusieurs années maintenant. nous avons donc accès à des formations en lsb en cours du soir mais après, basta. Ce qui fait qu’il n’y a pas de polémique entre les interfaces et les interprètes puisque la plupart des interprètes n’ont pas le diplôme « réel » d’interprétariat mais plutôt une formation sur le tas, proposée par des associations d’interprétariat, une sorte de coaching par les interprètes en place, qui débouche sur une attestation.
    Bref, dans ton choix tu dois prendre en compte une chose importante : l’interprète ne s’implique pas (ou peu) avec la personne, son rôle n’est pas de s’investir dans la vie de la personne, de l’aider. L’interface, elle, s’implique, parfois beaucoup, parfois trop. Elle est en contact avec les personnes, elle est sollicitée. Je pense que c’est une question de caractère. Il faut, si tu choisis d’être interface, que tu te prépares à devoir marquer des limites, à être déçue par les personnes qui vont te pomper ton énergie et te jeter par la suite, à endosser le rôle d’une assistante sociale parfois, c’est vrai, il faut que tu te blindes. Maintenant, le contact humain est important, différent, enrichissant mais aussi usant. Pour côtoyer des interfaces « officielles », dont c’est le travail 365 jours/an (ce que je ne suis pas), je sais que ce métier leur apporte beaucoup, mais leur prend beaucoup aussi (de temps, d’investissement, d’illusion,…) J’espère que ce stage te permettra de voir la beauté de ce métier mais aussi ses travers.
    Je te souhaite de trouver ta voie et de t’épanouir. Cependant, dis-toi quand même que rien n’est gravé dans le marbre, rien ne t’empêche de changer de voie par la suite. Je dis toujours à mes élèves que plus on est haut sur la montagne, plus on peut voir loin (prof de géo…) et qu’il est toujours mieux d’avoir un diplôme de trop qu’un diplôme trop peu. Si tu termines ton interprétariat et que par la suite, tu fais interface, ok, tu vas peut-être te dire que tu as perdu ton temps, que ta formation en te sert à rien au quotidien, mais tu en retireras toujours quelque chose d’utile (j’ai fait une formation totalement inutile pour mon boulot mais j’y ai rencontré mon mari ^^ alors l’un dans l’autre, je m’y retrouve !). Tandis que si tu arrêtes maintenant tes études et que tu fais interface, si le boulot ne te plaît pas, tu ne pourras pas changer de voie…
    Bon, j’arrête ici mon roman, je te laisse à tes réflexions. Bon courage !

Laisser un petit mot